Entretien avec Tatiana A. Koloboff et Mathieu Larger, Founding Partners de Villadalésia & Co

Quelle est votre vision de la communication événementielle ?

Tatiana A. Koloboff : La communication événementielle se porte bien sur un marché en pleine évolution, et les perspectives sont bonnes. En plus de nous confier des opérations ponctuelles au format très cadré, les annonceurs nous demandent de réfléchir très en amont à des stratégies globales qui requièrent des compétences variées, et dont l’implémentation nécessite de savoir fédérer des métiers très différents et des outils toujours plus innovants. Leurs demandes correspondent à ce que nous avions anticipé lorsque nous avons créé Villadalésia & Co il y a dix ans : savoir proposer une réponse stratégique globale aux problématiques de nos clients en identifiant et fédérant des talents et des métiers autour d’une réflexion et d’un projet. Notre métier va donc bien au-delà de la seule dimension événementielle.

Que représente alors pour vous aujourd’hui cette dimension événementielle ?

Mathieu Larger Un savoir-faire qui consiste à identifier et mobiliser des compétences et des talents, pour nourrir nos propositions de la valeur ajoutée et de la sensibilité de chacun d’entre eux. Notre métier c’est d’aller à la rencontre de talents évoluant dans des univers extrêmement divers et de leur proposer de travailler à nos côtés sur des problématiques de marque. Les annonceurs recherchent désormais ce savoir-faire mais mesurent rarement le temps, le nombre et la qualité des personnes que nous mobilisons.

Comment l’expliquez-vous et que préconisez-vous ?

Tatiana A. Koloboff Les annonceurs n’ont pas de visibilité sur les coulisses de notre métier. Nous devons communiquer davantage et leur expliquer le processus de création et de fabrication. Nous devons être les contributeurs actifs à l’évolution de la compréhension de nos valeurs ajoutées. Cela répondra également aux attentes de la plupart des annonceurs qui cherchent à toujours mieux mesurer la valeur de ce qu’ils achètent.

Interview réalisée par Pascale Baziller pour le numéro 258 du magazine L’Evénementiel de avril 2017

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